25 février 2018

Le Chenadec a ouvert la voie

LE JOUR OĂ™...

Le dimanche 1er septembre 1963 n'est pas un dimanche comme les autres. Ce jour-là, malgré la pluie fine qui tombe sur la région, les candidats-spectateurs désireux d’assister au premier match de l’équipe en Première Division, contre Sedan, au stade Malakoff, sont nombreux : 11 906 exactement.

Entraîné par José Arribas, le FC Nantes se présente sur le terrain dans la composition suivante : Eon - Bout, Rault, Boukhalfa - Le Chenadec, Suaudeau - Couronne, Guillot, Santos, Simon, Blanchet.

A peu de choses près, l’équipe qui a assuré la montée parmi l’élite. Lorsqu'ils arrivent au stade, les joueurs fendent un public compact, massé autour des baraques de frites et de lard fumé qui flanquent l'entrée principale. Le bain de foule est sympa mais, au fond, ils n’en mènent pas large.

Dans le vestiaire, de sa voix caverneuse qui berce autant qu'elle porte, José Arribas tient un discours qui, à la fois, vise à décontracter mais aussi à mobiliser. « Sachez, Messieurs, dit-il avec force conviction, que la saison sera dure, mais que notre jeu s'accommodera parfaitement du football tel qu'on le pratique en Division 1. Rappelez-vous, seul le bon football paie ! »

Presque une causerie tous terrains. Jacky Simon marquera le premier but nantais et Gilbert Le Chenadec, son coéquipier, le... deuxième but sedanais ! Sur un coup-franc adverse, tel un héros malheureux, il détourne en effet au second poteau un ballon que Daniel Eon, son gardien, attendait tranquillement au premier.

Le score final, 2-2, ne permet pas à Nantes d’ouvrir victorieusement le bal. Mais Le Chenadec, premier de cordée, ne sera pas le seul maladroit de la bande : lors des dix premières rencontres, chaque défenseur marquera un but contre son camp, y compris Eon, sur un corner mal dégagé. Pour chacun, c’est un peu le métier qui rentre... grâce à Le Chenadec qui a ouvert la voie !


UN JOUR, UNE DECLARATION

Patrice Rio
« Henri Michel n’a rien à voir avec le capitaine « gueulard ». Son leadership ne se traduit pas par la voix, mais par le geste. C’est simple, dès qu’on reçoit le ballon, on regarde où il est pour lui transmettre. Tout le jeu passe par lui.  »
Novembre 1983


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier


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