Une philosophie de vie

Le coeur Jaune et Vert - #3

Président des Activ Nantes Supports, Thierry Tissot, 46 ans, est un fidèle parmi les fidèles. La première fois qu’il a mis les pieds dans la « marmite » jaune et verte, c’était en 1976, à l’âge de trois ans, au stade Marcel Saupin. Depuis ce jour, ces deux couleurs sont imprégnées en lui. Portrait.

Amoureux du Club, ce quadragénaire l’est. C’est évident. Né d’un père ingénieur et d’une mère pharmacienne, cet ingénieur en informatique se souvient de ses premiers moments passés à encourager les Canaris. "J’avais 3 ans et avec le travail de mes parents, je ne les voyais pas beaucoup. Finalement, notre seul vrai moment en famille, c’était au stade."

Père de deux enfants, âgés de 19 et 16 ans, Thierry est également marié depuis de nombreuses années. "Si mes jeunes sont très branchés sport, ce n’est pas du tout le cas de ma femme", sourit-il. Alors pour concilier passion du football et amour, la famille a trouvé un bon moyen d’allier l’utile à l’agréable. "L’an passé à Monaco, on est parti le vendredi pour revenir le mardi. Ça n’a pas été facile durant quatre-vint dix minutes au Stade Louis II pour ma femme mais ensuite, on a pu visiter la ville et la Côte d’Azur. Tout le monde était ravi !"

"La philosophie du FC Nantes m’a permis de me construire comme homme, dans ma vie familiale et professionnelle."

Ravi, la femme du quadragénaire l’a été un peu moins un soir de finale de Coupe de France en 1999, au début de leur relation. "On était invité chez des amis en Bretagne, dans le Finistère mais ils n’avaient pas la télévision. Du coup, on est venu avec une télé, une antenne. Seul hic, une fois là-bas, ça ne marchait pas ! J’étais fou. Du coup, j’ai demandé à ma femme de rentrer, enfin, j’ai un peu imposé à ma femme de rentrer. Ça a été compliqué durant les deux semaines suivantes (il sourit). Finalement, j’ai pu voir la finale et j’étais partagé entre la liesse de cette victoire et le rouleau à pâtisserie qui aurait pu me tomber dessus à n’importe quel moment !" Depuis ces années, celui qui possède également plusieurs "morceaux sacrés de pelouse de La Beaujoire", a quelque peu revu sa passion à la baisse, même si son dévouement pour le Club est intact.

Car pour ce supporter, qui place beaucoup d’espoirs en Christian Gourcuff, "l’un des derniers descendants de Coco Suaudeau ou Raynald Denoueix (rires)", la philosophie du FC Nantes est au cœur de sa vie. "Ça m’a permis de me construire comme homme, dans ma vie familiale et professionnelle. J’étais chef d’équipe au travail et il y avait tout le temps cette idée de ne pas travailler pour soi mais bel et bien ensemble, pour le service. Il y a un vrai parallèle. D’ailleurs, je ne sais pas faire les choses individuellement." Des propos qui viennent du cœur. Un cœur à n’en pas douter, jaune et vert.

Par M.G