Avant le gros choc face au Paris FC, le coach Nicolas Chabot s'est exprimé devant la presse. Les Nantaises se déplacent ce week-end en région parisienne pour affronter le dauphin de l'Olympique Lyonnais. En novembre dernier, les Canaries avaient tenu tête aux coéquipières de Clara Mateo en accrochant le point du match nul (0-0) à Marcel Saupin. Qu'en sera-t-il samedi, face à une équipe qui n'a pas perdu un seul match depuis le 5 octobre ?
Vous retrouvez le championnat dans une période un peu coupée... Pas évident pour le rythme ?
Nicolas Chabot : C'est la distribution du calendrier... Je ne suis pas favorable. Je préfère avoir une coupure plus longue en janvier et finir plus tard en mai, mais c'est comme ça. C'est difficile pour tous les clubs d'entretenir la dynamique sur les semaines de coupures.
Est-ce plus facile à gérer pour les clubs qui ont déjà assuré le maintien ? Nicolas Chabot : Je ne crois pas. Je pense que tout le monde est dans la même problématique. C'est peut-être un peu plus simple pour les clubs qui ont des joueuses internationales qui ne perdent jamais le rythme. Elles partent en sélection jouer des matchs.Â
La dernière fois, tu disais avoir déjà commencé à préparer la prochaine saison...
Nicolas Chabot : Oui, un peu comme la saison dernière. À partir du mois de mars en général on commence à regarder les pistes extérieures et travailler sur nos pistes internes, comme tous les clubs, je pense. L'idée c'est d'anticiper un petit peu les choses. On est très loin de finaliser la saison prochaine, car en général tout se finalise vers avril-mai-juin. Mais oui, je pense aussi à la constitution de l'effectif sur la saison prochaine.Â
Le Paris FC c'est un niveau au-dessus de Reims, Saint-Étienne... Qu'attends-tu quoi de ce match ?
Nicolas Chabot : C'est même plusieurs niveaux au-dessus. J'ai dit aux joueuses : on sait qu'on entame une série de matchs avec des confrontations un peu plus directes. On affronte des équipes qui jouent, soit un peu plus haut dans le classement, soit au coude-à -coude avec nous. Ça me rappelle la saison dernière, où on a un peu galéré sur la phase retour. On a joué des équipes où parfois, dans le match, on avait plus de temps forts, mais on avait du mal à les gagner. À l'inverse, on existait beaucoup dans nos confrontations directes. Donc j'espère que ce sera la même chose. Je sens qu'en ce moment, le groupe a besoin d'aller sur ces confrontations directes, sur ces matchs de plus haute intensité. D'avoir des moments où l'adversaire fait en sorte que tu ne puisses pas baisser ton niveau de vigilance. Je sens qu'on a besoin de ça.
C'est une saison qui n'est pas loin d'être exceptionnelle. Pourtant, il n'y a pas eu d'exploit contre les gros. Peut-on y croire pour samedi ?
Nicolas Chabot : Il y a quand même eu un exploit à l'aller face au PFC justement. Pour moi s'en est un de tenir un résultat face à une telle équipe, notamment quand tu es promu. Le Paris FC a montré que très peu d'équipes leur tiennent tête. Ce sera une saison exceptionnelle si on arrive à finir dans la première moitié de tableau. Mais c'est à nous de faire en sorte de la rendre exceptionnelle. Pour le moment, elle est très belle. On a encore plein de petits objectifs à remplir : rester la 4e meilleure défense ; continuer à marquer des buts ; rester invaincu en championnat en 2025. On a plein de challenges qui, mis bout à bout, nous permettent de continuer à réaliser cette belle saison.Â
Depuis ce match aller, l'écart s'est-il réduit entre les deux équipes ? Nicolas Chabot : Le Paris FC est encore plus rodé. Nous, on est une meilleure équipe, mais eux aussi. Elles ont évidemment plus de qualités individuelles. Ce qui fera la différence c'est les deux collectifs bien sûr. Ensuite, si elles vont passer à côté ou nous, parce que parfois, on peut passer à côté d'un match ou à l'inverse être très en forme. Et après, il y a l'histoire du match. Parfois, deux équipes sont très en forme, mais les poteaux sont rentrants pour l'une, sortants pour l'autre. Un contexte général qu'on ne peut pas prévoir. On verra samedi.
Par N.Q.